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Le
Fleuve Sénégal :
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L'OMVS
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Gestion
de la Ressource :
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Documentation
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Ressources en eau
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Charte des Eaux ............ (Contenu) Suivi ............ (Contenu) Base hydraccess ............ (Contenu) Outils de gestion CAM LA RÉPARTITION DES COÛTS ET CHARGES DES OUVRAGES COMMUNS DE LOMVS La question de la répartition des coûts et charges sest posée très tôt à lOMVS qui, dans le cadre de la mobilisation des financements indispensables à la réalisation de son programme, devait, en plus des subventions, recourir à des emprunts. Dans ce cadre, les Etats - Membres ont marqué leur volonté de contracter ces emprunts de façon conjointe mais non solidaire (financièrement), pour ne pas aggraver la situation dendettement de chacun des Etats. Il était nécessaire, dés lors, de disposer dune clef de répartition permettant de fixer la quote-part de chaque Etat-Membre pour les emprunts. Avec lappui de lUS-AID, lOMVS a pu disposer de lassistance dune équipe de lUniversité dEtat de Utah (Utah State University/USU) qui avait acquis une expérience dans ce domaine. Cette assistance a permis lélaboration dun modèle basé sur le méthode des « coûts séparables Bénéfices Restants » (SCRB). Lajustement de la méthode précédente a permis dobtenir une nouvelle variante appelée Méthode des « Coûts Séparables Ajustés Bénéfices Restants » (ASCRB) largement préconisé par la Banque Mondiale pour la répartition des coûts et charges des ouvrages communs de lOMVS entre les services et pays. Les autres principes de bases et critères de répartition sont fondés sur : - Lutilisation de la méthode de laccroissement progressif des bénéfices nets (Bénéfices primaires nets) pour lestimation des bénéfices du secteur agricole ; - Lutilisation de la méthode des coûts de lalternative la moins onéreuse pour les autres services (énergie, navigation, alimentation municipale et industrielle en eau ) du fait de la disponibilité de données sur les coûts des projets alternatifs à but unique existant dans les pays de lOMVS comme la production thermique dénergie électrique, le transport terrestre et lalimentation en eau à partir des nappes souterraines ; - Lutilisation de lapproche classique de la répartition des coûts et charges des ouvrages communs de lOMVS et dune approche par barrage, en procédant à une analyse comparative des deux approches. Le processus de répartition des coûts et charges des ouvrages communs de lOMVS sarticule autour de deux étapes fondamentales suivantes : - Limputation des coûts des ouvrages communs (identifiés et chiffrés ci-dessus) aux services sur la base de la méthode ASCRB, des Coûts Séparables Ajustés-Bénéfices Restants - Limputation aux pays des coûts ainsi affectés aux services (ou secteurs), selon la même méthode ASCRB, conformément la démarche décidée par le Conseil des Ministres lors de sa 31ème Session, ce qui constitue une rupture avec la méthode précédemment suivi des taux dutilisation des services, ne remplissant pas nécessairement le critère defficacité économique. La première étape exige une analyse préliminaire des coûts aboutissant à leur classification en deux grandes catégories distinctes : - Les coûts séparables par services comprenant les coûts spécifiques (coûts des inputs requis exclusivement par le service) et les coûts imputables (coûts différentiels résultant de laddition de ce service à un projet dimensionné exclusivement pour tous les autres services) ; - Les coûts joints (ou liés) : correspondant aux inputs communs requis par plusieurs services, ne pouvant être imputés exclusivement à un service particulier et donc obtenus par déduction des coûts séparables du total global des coûts des ouvrages communs. Ainsi, les coûts imputés à un service comprennent lintégralité des coûts séparables y afférents et une part des coûts joints dont la détermination fait lobjet de lapplication de la méthode ASCRB en vue dassurer les critères defficacité économique et déquité. Le processus de calcul de la part des coûts joints imputables à un service particulier est effectué, suivant cette méthode, selon le schéma suivant : La détermination des coûts justifiables constituant une estimation des Bénéfices générés par le programme OMVS (les bénéfices primaires nets pour lirrigation et les coûts de lalternative la moins onéreuse pour les autres secteurs ) ; Le calcul dun facteur dajustement correspondant au ratio coûts justifiables des autres services divisés par le coût total, permettant dajuster les coûts séparables des services (par multiplication par ce facteur), en vue de tenir compte de linteraction entre les divers services (ou buts) du programme de lOMVS ; La détermination des bénéfices restants ajustés, pour chaque service, correspondant à la déduction des coûts séparables ajustés des coûts justifiables (ici bénéfices) ; Limputation des coûts joints aux services, proportionnellement aux Bénéfices restants ajustés, ce qui résout le problème de détermination de la part des coûts joints à imputer à chaque service. Ainsi, les coûts imputés à chaque service sont obtenus par addition de cette part des coûts joints qui lui est imputée et des coûts séparables y afférents. Létape dimputation des coûts et charges aux services étant effectuée, la deuxième phase consiste à affecter les coûts de chaque service aux pays, selon un processus de calcul similaire, en retenant une classification et une nomenclature identiques où le pays jouerait le rôle du service (ou secteur). Les étapes en sont, pour chaque service : La détermination des coûts séparables par pays et donc des coûts joints, par déduction du coût total, La détermination des coûts justifiables (et notamment des bénéfices) par pays, La détermination dun facteur dajustement servant à ajuster les coûts séparables par pays, en multipliant par le ratio coûts justifiables des autres pays divisés par le coûts total. La détermination des bénéfices restants ajustés par pays. Limputation des coûts joints (du service) aux pays, proportionnellement aux Bénéfices restants ajustés par pays. La détermination, pour chaque pays, pour le service considéré, des coûts imputés par addition de la part des coûts joints qui lui est imputée (pour ce service) et des coûts séparables (pour le même service). Cette analyse détaillée des coûts permet dobtenir la répartition des coûts et charges par service et par pays selon la méthode ASCRB. Sur cette base la première clef adoptée par résolution n° 143/CM/SND du 6 mai 1981 du conseil des ministres se présente comme suit : Pour tenir compte de lévolution du contexte économique au niveau du bassin et des Etats membres ainsi que du programme dinfrastructure régional de lOMVS une réactualisation de cette clef a été engagé. Les options
essentielles ont été fixé par la 31ème Session
du Conseil des Ministres pour tenir compte des inputs de volet navigation.
Les données pour les volets irrigation (potentiel) lénergie
(clef de répartition de la résolution 188) et lalimentation
en eau étant déjà validée.
But du logiciel SIMULSEN est un logiciel destiné à évaluer les effets des différentes règles de gestion du barrage de Manantali et le degré de satisfaction des demandes suivantes : - Production dhydoélectricité ; - Débit transitant au niveau de Bakel sur le Sénégal, correspondant à la somme des besoins en irrigation, consommation des villes et autres besoins éventuels ; - Débit transitant au niveau de Bakel, permettant à la fois la navigation et linondation annuelle nécessaire aux cultures de décrue dans la vallée du fleuve Sénégal ; - Laminage des crues au niveau de la sortie de la retenue de Manantali ; - Laminage des crues au niveau de Bakel. Ce logiciel permet de simuler numériquement la gestion de la retenue selon différentes règles laissées au choix de lutilisateur, et de calculer ce qui résulte de cette gestion en matière de propagation de débit (jusquau niveau de Bakel), lévolution du niveau de la retenue et de production délectricité. Les simulations sont faites au pas de temps journalier, sur une période de débits journaliers de la banque de données homogénéisées du Haut bassin du fleuve Sénégal (de 1950 à 1999) et permettent donc de reproduire les résultats qui auraient été obtenus si le barrage de Manantali avait existé sur la période examinée, selon les modes de gestion retenus. Fonction du logiciel. a) Gestion des paramètres Simulsen permet à lutilisateur de gérer la totalité des paramètres intervenant dans les calculs de simulation, à savoir : - Les caractéristiques du lac de la retenue, des organes du barrage et de lusine hydroélectrique ; - La demande de la production hydroélectrique (puissance à produire, seuil de turbinage) ; - La gestion des paramètres des différentes stations utilisées pour la simulation. Ces stations, ainsi que la façon dont elles doivent être utilisées dans les calculs (selon la configuration du réseau de limnigraphes télétransmetteurs), sont laissées au choix de lutilisateur ; - Les paramètres décrivant les différents besoins en débits exprimés au niveau de Bakel (irrigation, soutien de crue ou détiage, navigation, alimentation en eau des centres urbains) ; - Les hydrogrammes limites à respecter dans la retenue, permettant de limiter les risques de défaillance pour la fourniture de débits au niveau de Bakel (niveau limite inférieur), ou pour le laminage des crues (niveau limite supérieur). Ces types dhydrogrammes peuvent être obtenus par une procédure particulière de simulation comme indiqué ci-dessous. b) Calcul de simulation Avant le lancement du calcul, lutilisateur choisit dans une liste un certain nombre de règles de gestion, dont chacune doit être assortie dun rang de priorité. A chaque pas de temps de la simulation, les différentes règles retenues sont alors prises en compte par ordre de priorité décroissante, pour déterminer le débit journalier total à lâcher du barrage de Manantali (vidange + déversé + turbiné) ; lapplication successive de ces règles se traduit par le resserrement dune fourchette de valeurs limites pour ce débit total, jusquà ce que toutes les règles aient été prises en compte, ou que lune dentre elles savère incompatible avec la fourchette obtenue à partir des règles de priorité supérieure. Une fois déterminé le débit journalier lâché par le barrage, la simulation détermine lévolution du niveau de la retenue et la production dhydroélectricité qui en résultent, ainsi que la propagation des débits en aval, avant de passer au pas de temps suivant. Les différentes règles de gestion proposées à lutilisateur sont les suivantes : 1. Respect des limites physiques imposées par le barrage sur les lâchers Cette contrainte prend en compte les caractéristiques des différents organes dévacuation du barrage pour déterminer les valeurs minimales ou maximales de débit quil est physiquement possible dévacuer ; 2. Respect du niveau maximal admissible pour la sécurité du barrage 3. Respect dune limite inférieure du niveau de la retenue Cette contrainte prend en compte le respect dun hydrogramme limite inférieure dans la retenue, correspondant à une réserve compatible avec la satisfaction dune demande de débit exprimée au niveau de Bakel, avec un certain niveau de risque ; 4. Respect dune limite supérieure du niveau de la retenue Cette contrainte prend en compte le respect dun hydrogramme limite supérieure dans la retenue, garantissant, avec un certain niveau de risque, la possibilité de laminer les crues au niveau de Bakel ou à la sortie de la retenue de Manantali ; 5. Laminage des crues au niveau de Bakel (en débits moyens journaliers) ; 6. Laminage des crues au niveau de la sortie du barrage (en débits moyens journaliers) ; 7. Demande de production dHydroélectricité Pour cette contrainte, lutilisateur doit définir la puissance à produire ainsi quun seuil de turbinage, niveau limite dans la retenue en dessous duquel on estime que la production dhydroélectricité nest pas rentable. 8. Satisfaction des différents types de besoins en eau, exprimés à Bakel La prise en compte de ce type de contrainte se traduit par un calcul du débit total à lâcher au niveau de Manantali, pour que le débit qui en résulte un certain temps après au niveau de Bakel, coïncide avec lhydrogramme des besoins exprimés. c) Exploitation des résultats Les résultats dun calcul de simulation consistent en fichiers de pas de temps journaliers sétendant sur la période simulée, comportant les valeurs des débits aux stations situées en aval du barrage, les cotes dans la retenue et les productions dhydroélectricité. Les valeurs contenues dans ces fichiers peuvent être examinées soit en tant que chroniques, soit en termes statistiques décrivant leurs fonctions de répartition. Ces examens peuvent être faits par édition de tableaux de chiffres ou par tracés graphiques. Il est possible également de déterminer les fonctions de répartition des moyennes annuelles pour les différents paramètres reconstitués, et de caractériser les taux déchec obtenus au niveau de la satisfaction des besoins exprimés au niveau de Bakel. Un module spécial permet délaborer la chronique des niveaux limites minimaux ou maximaux dans la retenue, compatible avec la réalisation de la chronique de débits totaux lâchés par la retenue, obtenue par le calcul de simulation. Cette chronique de niveaux limites peut, elle aussi être examinée en termes de fonction de répartition, et ainsi générer des règles de gestion utilisables par les calculs de simulation, consistant en des hydrogrammes de niveaux limites à respecter dans la retenue. Limites du logiciel Lévaluation des règles de gestion, satisfaction des besoins en eau et de la production de lhydroélectricité, est faite en termes quantitatifs. Cest la traduction en termes économiques de ces résultats quantitatifs, qui permettrait de choisir les règles optimales à retenir pour gérer le barrage. C'est à cet effet, que l'étude Coûts / Bénéfices et Appui à la préparation de la Charte des Eaux du « Programme dOptimisation de la Gestion des Réservoirs (POGR) de lOMVS » du PASIE, utilisera le logiciel Simulsen comme modèle hydrologique. Les résultats des différentes simulations de gestion des réservoirs constitueront ainsi les paramètres dentrée du modèle économique développé dans le cadre de cette étude. Les impacts économiques, sociaux et environnementaux des différents scénarios de gestion testés seront donc évalués. La version actuelle du logiciel ne permet pas de gérer des scénarios de demande de puissance électrique variable dans lannée. La gestion de ces scénarios est nécessaire pour préciser la consigne de production délectricité. De même,
tous les paramètres des simulations sont fixés pour toute
la période testée. On ne peut donc pas par exemple simuler
une demande en eau d'irrigation croissante sur dix ans.
PROGEMAN Ce Logiciel permet détudier la propagation des débits dune station amont à une station aval. Fonction du logiciel Il permet : - La saisie (ou la correction) des hauteurs instantanées des stations du bassin du fleuve Sénégal (de Manantali à Dagana). Les données sont enregistrées dans des fichiers annuels au format des fichiers cotes instantanées dHydrom, ce qui facilite leur transfert vers la banque de données en létat dHydrom (banque de données hydrométriques), - Le calcul des hauteurs moyennes journalières, puis leur transformation en débit à toutes les stations (univoques ou non) pour toute période. Les résultats sont listés à lécran, puis peuvent être dirigés vers limprimante à laide dun fichier ou représentés graphiquement, - Le calcul direct de la propagation des écoulements entre deux stations choisies en dehors de la zone influencée par la courbe de remous de Diama. La propagation se fait en débit jusquà Bakel, puis en hauteur de Boghé à Diama à laval, - Le calcul inverse des lâchers à effectuer à Manantali en fonction dun objectif fixé à Bakel et des apports des affluents non contrôlés (Falémé et Bakoye). Limites du logiciel La gestion
des lâchers nest possible que si les fichiers des volumes
lâchés à Manantali et les hauteurs aux stations de
Oualia, Gourbassy, Kayes et Bakel sont à jour et sans lacune
COREDIAM Ce logiciel permet dévaluer le niveau prévu aux différentes stations influencées par le barrage de Diama en fonction de deux paramètres : a) La cote observée à une station influencée de lamont (Bakel), station « préviseur » ; b) La cote dans le lac (cote amont de Diama). Fonction du logiciel
1. La cote à une station non influencée située à lamont, à un temps T 2.
a cote dans la retenue de Diama, à un temps T + Dto. Limites du logiciel La relation liant la cote à une station influencée par la courbe de remous à celles de Bakel et Diama établie de façon statistique, intègre implicitement leffet des prélèvements intermédiaires de façon moyenne sur la période utilisée pour le calage. Le dernier calage du modèle date de 1998. Il va de soi cependant quil convient de prendre des précautions si lon veut faire un calcul envisageant des prélèvements très différents. CONCLUSIONS Ces logiciels sont des modèles de propagation des débits sur tout le long du fleuve Sénégal et de simulation de la gestion des réservoirs que lOMVS utilise dans le cadre de la gestion des ressources en eau du bassin du fleuve Sénégal. Ainsi, Progeman permet de calculer la propagation de débit dune station à une autre et de calculer au jour le jour les débits à lâcher à Manantali. Cependant, dans la zone dinfluence de Diama, le calcul de la propagation de débit se fait avec Corediam, après calcul de la courbe de remous du barrage. Simulsen quant à lui, permet de simuler les lâchers du barrage de Manantali suivant les besoins des différents usagers (hydroélectricité, agriculture, navigation etc.). A terme, le Haut-Commissariat de l'OMVS a prévu d'élargir cette gamme d'outils, en y ajoutant un tableau de bord des ressources et besoins en eau du fleuve Sénégal, qui permettra de suivre en aval de Bakel la disponibilité de la ressource et l'usage qui en est fait. Le Haut-Commissariat a déjà installé au niveau de dix principales prises du delta du fleuve Sénégal des codeurs enregistreurs Thalimède, qui mesurent en continu les niveaux d'eau. Ces outils
hydrologiques seront couplés au modèle issu de l'étude
Coûts / Bénéfices et serviront ainsi de cadre à
l'élaboration de la Charte des Eaux, qui répartira les eaux
entre les usages.
Manuel de gestion de Manantali Manuel de gestion de Diama ............ (Contenu) Plan d'alerte ............
(Contenu)
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