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Le
Fleuve Sénégal :
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L'OMVS
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Réalisations
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Projets
et Programmes :
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Gestion
de la Ressource :
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Documentation
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Caractéristiques socio-économiques du fleuve Sénégal
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Caractéristiques de la population La population totale des trois Etats membres est estimée à 24 millions dhabitants. Le taux de croissance démographique dans le bassin est denviron 3% par an, ce qui est assez élevé par rapport à la moyenne dans les trois pays qui se situe entre 2,5% et 2,7% par an. La composante jeune connaît une forte immigration (environ 40%, notamment de sexe masculin) et le soutien de ces migrants à leurs familles restées au village est très important. Principales activités économiques En fonction des caractéristiques physiques et des potentialités économiques des différents sous bassins, les grandes activités de production sont : lagriculture, lélevage, la pêche et lexploitation minière et artisanale. Agriculture Dans le bassin du fleuve Sénégal les populations pratiquent trois types dagriculture :
lagriculture sous pluie : au niveau du Haut-Bassin elle représente
une importante activité pour la subsistance des populations qui
mènent généralement une culture itinérante.
La pluviométrie assez bonne (1400 mm à 600 mm par an) et
les terres en majorité fertiles. Par contre dans la vallée
et le delta, cette activité est moins importante et donne un rendement
généralement faible parce que les sols sont relativement
pauvres et les hauteurs de pluie dépassent rarement 500 mm par
an. Les variétés cultivées sont essentiellement vivrières
(petit mil, maïs, sorgho, pastèques). Lélevage Le bassin du fleuve Sénégal a toujours constitué une importante zone délevage pour la Mauritanie, le Mali et le Sénégal. Par exemple entre 1955 et 1971 1972, le cheptel est passé de 240 000 têtes à 700 000 têtes. Les raisons principales de cet important accroissement résident dans le fait que les Etats appuyés par leurs partenaires au développement ont fait des efforts significatifs en matière de sélection des espèces, de solution des problèmes de santé et dabreuvage. Cet élevage, qui est pour lessentiel extensif a naturellement été positivement influencé par la maîtrise de leau (barrages) et les aménagements hydro-agricoles qui ont grandement augmenté le disponible fourrager. Daprès les informations recueillies auprès des services vétérinaires des pays, la concentration du cheptel pourrait être estimée aujourdhui sur lespace OMVS du bassin du fleuve Sénégal à plus de 2,7 millions de bovins et 4,8 millions dovins-caprins, soit 25 % du cheptel bovins et 20 % de cheptel ovins-caprins. Ces dernières années des efforts importants sont déployés pour promouvoir lélevage intensif. La pêche Dans le bassin du fleuve Sénégal, la pêche est traditionnellement une activité économique importante, notamment dans la vallée et le delta. Elle est pratiquée aussi bien dans le cours principal, au niveau des affluents que dans les cuvettes inondées. Le niveau de production varie entre 26 000 à 47 000 tonnes par an selon létude sur « les impacts potentiels de la gestion des ouvrages et des eaux de surfaces du fleuve Sénégal sur les ressources halieutiques », OMVS - LA ROCHE. Par ailleurs les lacs de retenue des barrages de Diama et surtout de Manantali (11,5milliards de m3 pour 500km²) sont bien connus des populations pour être effectivement très poissonneuses et polarisent aujourdhui dimportantes communautés de pêcheurs venues de toutes les zones de la sous région. Le relèvement des niveaux détiage et le maintien dun volume deau plus important dans le lit mineur du fleuve, dans certains bras secondaires et dans les parties les plus basses, permettent le développement despèces plus variées et la survie de sujets plus gros. Par ailleurs, ces plans deau ouvrent d importantes perspectives de développement de la pisciculture. Activités minières Sur le plan minier, il ny a pas dactivités majeures en cours. On peut cependant signaler lexploitation artisanale de minerai dor au niveau de la Falémé et de quelques petits affluents dans le Haut-Bassin par les populations. Cette activité, bien que marginale sur le plan économique, demeure une importante source de pollution à cause de la nature des produits utilisés. Cette préoccupation de la préservation de lenvironnement par rapport à lexploitation minière est une donnée fondamentale pour lOMVS dans sa planification stratégique. La levée des contraintes (navigabilité du fleuve, réalisation dinfrastructures portuaires, etc.), facilitera lexploitation entre autres, des différents gisements suivants :
Du côté malien, dans un bassin ferrifère
sétendant de Kayes à Koulikoro et concernant plus
de 2 milliards de tonnes, les gisements ayant fait lobjet détudes
poussées totalisent 500 millions de tonnes de minerai de fer de
bonne qualité facilement exploitable. Activités industrielles Au niveau
industriel, la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS)
est la seule grande entreprise qui opère dans le bassin. Elle exploite
à Richard Toll plus de 8 000 ha de cannes à sucre et quelques
unités de transformation de la tomate. Il y a ensuite de petites
Unités de décorticage du riz et de mécanisation agricole.
Présentement, on note que le tissu industriel dans le bassin du
fleuve Sénégal est assez faible. Toutefois, le désengagement
des Sociétés Nationales de Développement et les nouveaux
besoins consécutifs à la mise en valeur des terres, offrent
des opportunités réelles à lémergence
dun tissu industriel dynamique. Il en est de même des secteurs
des services et du commerce dont le développement va de pair avec
lintensification de lagriculture et laugmentation du
pouvoir dachat des producteurs. |