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Le Siège de la SOGED à NOUAKCHOTT

Le Siège de la SOGED à NOUAKCHOTT

Le barrage de Diama

Il est situé près du village de Diama, à 27km en amont de Saint-Louis. Les travaux de cet ouvrage ont démarré le 12 septembre 1981 et le certificat d'achèvement (réception provisoire) a été délivré à l'entreprise le 12 août 1986 tandis que le certificat d'entretien qui consacre la réception définitive a été signé le 18 mars 1988.

Ont participé à la construction de cet ouvrage :

Génie Civil : SGE (France), GTM international (France), Entrecanales Y Tavora (Espagne), Agroman Empressa Constructora (Espagne), Entreprise Jean Lefebvre (Sénégal).

Equipements : Neyrpic (France), STR (France) et Krupp industrie Und Staalban (RFA).

La supervision a été assurée d'une part par Sogreah et d'autre part par Coyne & Belier.

Le barrage de Diama est essentiellement un barrage anti-sel. Toutefois, il permet également l'irrigation en double culture d'environ 42 000 ha nets à la côte + 1,5 IGN et de 100.000 ha à la cote + 2,5 IGN ainsi que l'amélioration du remplissage des lacs de Guiers (au Sénégal) et de R'KiZ (en Mauritanie) et de la dépression de l'Aftout-es-Sahel (Mauritanie).

Caractéristiques

De conception, l'ouvrage principal est un barrage mobile qui s'ouvre en période de crue pour assurer l'écoulement normal du fleuve et se ferme en période d'étiage pour empêcher la remontée de la langue salée, constituant ainsi une réserve d'eau douce.

Le barrage comprend :

L'évacuateur de crues composé de 7 passes de 20m de large équipées de vannes segments relevables permettant des retenues entre les cotes +1,50 IGN et 2,50 IGN.

Une écluse de navigation de 175mx13m pour le passage des bateaux.

Une digue de bouchure et deux digues de fermeture en rive droite (en cours de construction) et en rive gauche (à réhabiliter).

La stucture comprend également les ouvrages annexes ou accessoires suivants :

Les endiguements en rives droite et gauche,

Les ouvrages de prise pour le remplissage des lacs ( Guiers et R’kiz) ou de dépressions telles que celle de l’Aftout-es-Sahel,

En rive gauche, la route d’accès au barrage (à revêtir),

La route de liaison Diama-Rosso qui passe par la crête du barrage (à construire)

Financement

Les dépenses relatives aux travaux du barrage proprement dit se sont élevées à 36 milliards F.CFA et équivalents. Elles ont été financées par l'Arabie Saoudite (Fonds saoudien), le Koweit (Fonds Koweitien), Abu Dhabi (Fonds d'Abu Dhabi), la France (CCCE et FAC), la Commission des Communautés européennes (FED), le Groupe de la BAD (NTF et FAD) et le PNUD.